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Les vélos électriques, révélation du vélo l’hiver

Avec l’hiver qu’on a jusqu’à maintenant, plusieurs des novices que j’ai encouragés à sauter dans le vélo d’hiver doivent me trouver un peu cinglé! Neige, plus de neige et encore de la neige. Visiblement, l’hiver n’a pas dit son dernier mot et me fait paraître comme un menteur quand je disais sans arrière pensées : « de toute façon, il y a juste 4 ou 5 journées dans l’hiver où la chaussée est vraiment enneigée ».

Malgré tout, j’ai le cœur rempli de fierté quand je croise un de ces novices sur une des pistes cyclables pas trop déblayées. On va se le dire : c’est pas si facile! Il y a des moments où ça frôle l’extrême. Pis c’est le fun en maudit!

Une des choses qui change la donne pour moi, c’est le moteur sur mon vélo d’hiver. Eh oui! L’été, je roule la majorité du temps sur mon Cascade, pas de moteur, mais l’hiver, c’est une autre histoire.

Cycliste avançant dans la neige sur un vélo électrique

L’habillement

La première différence, on le sent dans l’habillement. Le vélo d’hiver classique demande un effort physique considérable. On démarre dans une neige molle, on pousse fort, on chauffe vite, puis on arrive au premier arrêt en train de bouillir dans nos couches. Deux minutes plus tard, on repart et on se refroidit aussitôt. L’habillement devient un casse-tête : trop chaud, trop froid, jamais parfait. Avec un vélo électrique, comme l’effort est modulable, je peux m’habiller un peu plus chaudement sans craindre de surchauffer. Je peux maintenir une température plus stable tout au long du trajet, peu importe l’état de la chaussée. Je choisis mon niveau d’assistance, j’ajuste mon énergie, je garde mon confort. Cette simple flexibilité enlève une énorme barrière psychologique. Pour bien des gens, ce n’est pas tant le froid qui rebute, mais la gestion du froid. L’assistance vient régler ce problème à la racine.

Le poids

Un autre point que je n’aurais jamais pensé défendre un jour : le poids. Dans l’imaginaire cycliste, le poids est un ennemi. On dépense des fortunes pour sauver quelques centaines de grammes. Or, en hiver, ce même poids devient un allié précieux. Un vélo électrique, plus lourd, adhère mieux au sol. Il traverse les surfaces incertaines avec plus d’aplomb. La direction est plus stable, moins nerveuse. On a cette sensation d’être ancré, groundé dans la neige plutôt que flottant par-dessus.

Par exemple, quand il faut traverser un petit monticule laissé par la charrue. Avec un vélo léger, il faut viser parfaitement, garder son équilibre et espérer sortir de l’autre côté sans perdre toute sa vitesse. Avec un vélo plus lourd, on se donne un petit élan et on passe à travers comme si la neige s’ouvrait d’elle-même. L’inertie fait le travail. Ce qui était un obstacle devient une formalité.

La traction

Mais le cœur de la transformation, c’est le moteur. Dans la neige ou sur la glace, la clé, ce n’est pas la force : c’est la constance. La traction est optimale quand on arrive à avoir une puissance régulière, fluide, sans coups. Quand on pédale fort pour sortir d’une zone molle, on fait souvent patiner la roue arrière. Quand on ralentit dans la neige profonde, on risque de perdre l’équilibre avant d’avoir le temps de redonner du rythme. Le moteur électrique, lui, garde le fil. Il compense la perte de vitesse, il empêche les décrochages soudains. Dans une montée glacée, il évite les coups de pédale trop secs. Dans une rue enneigée, il nous aide à repartir sans zigzaguer. Dans un virage un peu glissant, il permet de conserver une vitesse stable. C’est un peu paradoxal. Ceux qui font du vélo de montagne comprennent : le secret de l’équilibre c’est la vitesse!

Une pratique plus accessible!

Et c’est ça que je trouve génial du vélo électrique : le vélo d’hiver, autrefois réservé à une poignée de passionnés, s’ouvre maintenant à un public beaucoup plus large. Avant, on associait le vélo d’hiver à une forme d’acharnement volontaire, presque de militantisme. Il fallait aimer l’inconfort, aimer les défis, aimer se battre contre les éléments. Aujourd’hui, avec un vélo électrique, la pratique perd ce côté extrême et devient simplement… une manière agréable de se déplacer, même en janvier.

J’adore quand des clients qui n’auraient jamais imaginé rouler l’hiver viennent me voir au printemps en me disant : « Finalement… c’est pas si pire. C’est même carrément le fun ! » Leur surprise est sincère.

Utiliser un vélo électrique l’hiver

Est-ce que c'est correct d'utiliser un vélo électrique dans la neige ?

La plupart des vélos électriques sont conçus pour rouler dans des conditions mouillées légères. Les meilleurs modèles sont étanches même dans des conditions très mouillées. Les moteurs vendus chez Nouveau Cycle peuvent rouler dans la pluie et même dans la neige mouillée sans problème. Pour plus de détails sur la protection contre l'humidité, consultez notre article sur les vélos électriques et la pluie.

Est-ce que le froid est mauvais pour la batterie ?

Les batteries li-ion utilisées dans les vélos électriques ont une autonomie réduite dans le froid. On perd environ 1% d'autonomie par °C (ex.: à -10°C, on a perdu 20% d'autonomie par rapport à 20°C). C'est important de ne pas entreposer la batterie au froid. On la rentre à la fin de notre trajet et on attend au moins une heure avant de la recharger. La batterie doit être tempérée lors de la recharge pour que les cellules se balancent correctement. Lorsque ces conseils sont respectés, la durée de vie de la batterie n'est pas affectée.

Est-ce que le sel de déglaçage est mauvais pour mon vélo ?

Oui! C'est l'ennemi no. 1 des vélos en hiver. On encourage fortement les cyclistes à bien protéger leur vélo pour éviter les dégâts de la rouille :

  • Utiliser des garde-boues qui couvrent tout le vélo ;
  • Protéger les composants sensibles avec un traitement antirouille ;
  • Éviter de rentrer le vélo à la chaleur tous les jours. C'est quand la neige fond que le sel pénètre dans tous les recoins.
  • Faire un nettoyage en profondeur au printemps. N'attendez surtout pas à l'automne pour le faire! Le sel va avoir eu le temps de faire des ravages.

Quel entretien pour mon vélo d'hiver ?

Il faut un peu plus d'entretien l'hiver pour bien prendre soin de son vélo. La recette gagnante est de nettoyer le vélo avec de l'eau chaude savonneuse et un peu d'huile de coude, puis de le laisser sécher complètement avant de lubrifier toutes les composantes. Pour la chaîne, nos huiles préférées sont :

  • La miraculeuse Boeshield T-9 chain lube©. C'est absolument incroyable pour protéger la chaîne dans toutes les conditions sans compromettre la performance. Disponible chez Nouveau Cycle.
  • Un produit antirouille pour voitures, comme le Fluid Film Rust and Corrosion Prevention©, vendu dans plusieurs quincailleries.
  • Une huile à chaîne "conditions humides".
  • De l'huile à moteur.

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